Mis à jour le 9 octobre 2026. Ce guide informe ; il ne remplace pas le conseil d'un avocat ou d'un notaire sur votre dossier.
Une autorisation personnelle
Une terrasse occupe le domaine public. Elle suppose une autorisation de la Ville, qui est temporaire, précaire et révocable, et surtout délivrée à titre personnel. Le règlement parisien des étalages et terrasses le dit sans détour : elle n’est pas transmissible, notamment en cas de cession du fonds.
Ce qui se passe le jour de la vente
Le vendeur doit informer la Ville de la cession sans délai. Son autorisation est abrogée de plein droit à la date du changement d’exploitation. Le nouveau propriétaire du fonds dépose alors sa propre demande, qui est instruite selon les règles en vigueur au jour du dépôt, pas celles qui s’appliquaient au vendeur. Une terrasse accordée il y a dix ans peut donc revenir plus petite, ou ne pas revenir.
Qui peut demander, et comment
Seul le propriétaire d’un fonds situé en rez-de-chaussée, ouvert au public et donnant sur la voie publique, peut obtenir une autorisation. Le commerce doit pouvoir fonctionner sans terrasse.
La demande se fait en ligne, avec un compte Mon Paris. Le dossier comprend notamment le numéro d’immatriculation, le bail ou le titre de propriété, une notice, un plan coté et des photos. La Ville indique un délai de traitement de deux mois, porté à cinq mois pour une terrasse fermée permanente.
Les différents types de terrasses
- La terrasse ouverte, accolée à la façade, pour les cafés, restaurants, salons de thé et glaciers, mais aussi les hôtels qui ont un espace de restauration ou un bar.
- La terrasse fermée, réservée aux débits de boissons, restaurants, glaciers et salons de thé.
- La contre-terrasse, séparée de la façade, qui doit laisser 1,80 mètre de passage libre ; installée sur des places de stationnement, elle ferme à 22 heures.
- La terrasse estivale, du 1er avril au 31 octobre, jusqu’à 22 heures en principe. Elle est elle aussi personnelle et non transmissible. La Ville prolonge parfois l’horaire par arrêté : en 2026, jusqu’à 23 heures du 22 juin au 30 août.
La redevance
Toute occupation du domaine public est payante. À Paris, les droits de voirie dépendent du type d’installation, de sa surface, de son emplacement et de la catégorie commerciale de la rue, répartie en cinq catégories. Les tarifs sont fixés chaque année par arrêté municipal.
Ce que cela change pour le prix
Une terrasse fait le chiffre d’affaires, et un acquéreur la paie à travers lui. Mais il achète une perspective, pas un droit. Dans nos annonces, nous la présentons avec cette réserve, et nous conseillons au repreneur d’intégrer à son plan de financement l’hypothèse d’une autorisation plus réduite. Pour un vendeur, la meilleure garantie reste une terrasse exploitée en règle, sans manquement constaté : c’est ce que la Ville regardera.
Sources
- Règlement des étalages et terrasses de la Ville de Paris, version en vigueur au 18 avril 2024 (PDF)
- Terrasses et étalages, Ville de Paris
- Code général de la propriété des personnes publiques, articles L2122-1 à L2122-3, Légifrance
- Code général de la propriété des personnes publiques, articles L2124-32-1 à L2124-34, Légifrance