Vendre son bar

Vendre son bar à Paris

Pour un bar, la licence IV, les horaires et la tranquillité du voisinage pèsent autant que le chiffre d'affaires. Un acquéreur les vérifie en premier : le dossier de cession doit y répondre avant la première visite.

La licence IV, un actif à part

À Paris, aucune licence IV nouvelle ne peut être ouverte : celles qui existent se transmettent. C'est ce qui leur donne une valeur propre, en plus de celle du fonds. Nous vérifions son numéro, sa date et son exploitation continue, puis nous la mettons en avant dans l'annonce.

Deux règles comptent pour la vente. Une licence non exploitée pendant plus de cinq ans est perdue. Son transfert vers un autre lieu reste encadré : même département, ou département limitrophe par dérogation. Un bar fermé depuis longtemps ou un acquéreur qui veut déménager la licence demandent donc un examen préalable.

Ce que l'acquéreur devra faire, et que nous anticipons

Le repreneur doit détenir un permis d'exploitation, obtenu après une formation, et déclarer la mutation au moins quinze jours avant de reprendre l'exploitation. À Paris, la déclaration se fait auprès de la préfecture de police. Nous vérifions ces points dès le premier rendez-vous avec chaque candidat : un acquéreur sans permis ne peut pas ouvrir à la date prévue.

Horaires, musique et voisinage

Les bars de soirée se vendent bien à Paris, à condition que leur exploitation soit sûre. Un acquéreur demandera vos autorisations d'horaires, l'étude d'impact acoustique si vous diffusez de la musique amplifiée, et l'historique des plaintes. Un dossier complet évite qu'il ne déduise du prix un risque qu'il ne sait pas mesurer.

Le prix d'un bar

Il repose sur la rentabilité retraitée de l'affaire, la valeur de la licence et celle de l'emplacement (notre méthode d'estimation). Un angle et une terrasse comptent dans l'appréciation de l'acquéreur, mais l'autorisation de terrasse ne se cède pas : le repreneur la redemande à la mairie. Nous l'écrivons clairement dans l'annonce. Si votre établissement sert aussi des repas en service continu, ses critères sont ceux d'une brasserie : vendre une brasserie à Paris.

Le bar-tabac

Le débit de tabac obéit à ses propres règles : son titulaire présente un successeur aux douanes, qui l'agrée. Le bar et le tabac se vendent ensemble mais avancent sur deux calendriers. Nous les conduisons en parallèle.

Discrétion et calendrier

Comme pour toute cession, l'annonce ne donne ni l'enseigne ni l'adresse, et le calendrier intègre l'information des salariés, l'éventuel droit de préemption de la Ville et le séquestre du prix. Le parcours de vente en détail.

Questions fréquentes

La licence IV est-elle vendue avec le bar ?
Oui, quand elle est attachée au fonds. Elle figure dans l'acte de cession, et le nouvel exploitant déclare la mutation au moins quinze jours à l'avance, à Paris auprès de la préfecture de police, avec son permis d'exploitation.
Mon bar est fermé depuis plusieurs mois, la licence vaut-elle encore quelque chose ?
Oui, tant que l'établissement n'a pas cessé d'exister depuis plus de cinq ans. Au-delà, la licence est perdue et ne peut plus être cédée. Si votre bar est fermé, parlons-en vite.
Peut-on vendre la licence IV sans le bar ?
C'est possible, mais son transfert est encadré : dans le même département, ou dans un département limitrophe par dérogation, avec l'autorisation du préfet. Avant de promettre un transfert à un acquéreur, nous vérifions le régime applicable.
Et pour un bar-tabac ?
Le débit de tabac ne se vend pas comme un fonds : son titulaire présente un successeur à l'administration des douanes, qui l'agrée. Le bar et le tabac se traitent donc en parallèle, avec un calendrier propre.
Mes horaires de nuit gênent-ils la vente ?
Ils intéressent beaucoup d'acquéreurs, à condition d'être autorisés et sans contentieux de voisinage. Une diffusion de musique amplifiée suppose une étude d'impact acoustique : un dossier à jour rassure et se valorise.

Vous pensez à vendre votre bar ?

Un premier échange permet de situer la valeur de votre fonds et le calendrier réaliste d'une vente. Il ne vous engage à rien.